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suite journal Grandclaude 3

Témoignages > Journal de marche de Paul Coustillière
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Suite du journal de Lucien Grandclaude - décembre 1944/janvier 1945

1er décembre 1944
Repos à Gérardmer. Un brigadier et 5 « premières Classes » sont nommés.

2 décembre 1944
Ordre d’opération n°23. L’escadron est en réserve « Alerte sur préavis de 2 heures ».
Un engagé volontaire a son contrat résilié.

3 décembre 1944
% n°101 même mission

4 décembre 1944
% n°102. Rien de changé
 
5 décembre 1944
% n°103 idem

6 décembre 1944
La 36  DI.US ripant vers le Nord-Est, l’escadron reçoit l’ordre n° 104, l’envoyant, le gros à Fraize et un peloton (ordre verbal à 2h) à Le Rudlin.
Promenade en colonne jusqu’à Arnould par Gerbépal. La route de Fraize est coupée et les ponts sur la petite et la grande Meurthe sautés. 8h 55 Grâce à des civils un itinéraire par le col de Mandray est reconnu et utilisé par tout le monde.
Le peloton Demerson remplit sa mission en prenant l’itinéraire Scarupt où il trouve un P.C. américain, Trou-Le-Loup, Plainfaing 10h 55 ; Le Rudlin 11h où il retrouve la patrouille jeep Camatte venue par Ban-sur-Meurthe-Clefcy, Souche, Les-Graviers. Le Rudlin est piégé, nos éléments s’y installent.
A Fraize la liaison est prise avec le 3e escadron du 1er REC et le Maire organise aimablement et rapidement le cantonnement pour midi.
Il n’y a pas longtemps que nous sommes au Rudlin que des mortiers l’encadre 13h. Une patrouille à pied aidée par un civil est poussée sur Grand-Valtin où elle prend la liaison avec le 4e escadron et rentre de nuit. Le P.C. est installé au café de la Comète  (ndr : à Fraize).
La capitaine, le lieutenant Demerson et Martinez Julien sont cités à l’ordre de la division.
2 sous-officiers cassés sont renvoyés à la base.
 
7 décembre 1944
Le premier peloton pousse dès le matin une patrouille à pied, brigadier chef Boibin sur le col du Louchbach (ndr : près Fraize). Elle y arrive, même un peu près, à 30 m d’un fortin et a la chance avec son F.M. de se replier sans perte.
Les minens tombent sur le village et le pont sauté dès qu’on remue. L’après-midi une autre patrouille par les bois, reconnaît la route de Le Rudlin  -  Le Valtin inoccupé.
 
8 décembre 1944
Les tirs boches augmentent en intensité et en précision. A 11h Ali Rachedi et Scala sont blessés par un minen. A 16h c’est Perilleuse, ayant reçu 2 obus qui arrive à l’échelon. Le peloton est obligé de se replier légèrement pour se mettre à l’abri de ces coups.
 
9 décembre 1944
La nuit ayant été très calme, la matinée aussi sur l’ensemble du secteur du régiment et un prisonnier ayant déclaré que son unité avait reçu des ordres pour décrocher cette nuit, nous recevons l’ordre verbal (lieutenant Maitre) de retâter l’ennemi.
La patrouille Boivin à pied remonte jusqu’à 300 m du col de Louchbach sans se faire voir. Les boches y sont toujours et creusent même des trous. L’A.M. qui devait essayer de prendre liaison par la route avec Le Valentin est arrosée dès son débouché et n’insiste pas.
Le 3 ème peloton relève le 1er à 16h 30.
Le 1er peloton s’installe à La Truche (ndr : près Ban-de Laveline) avec mission de tuer un cochon.
 
10 décembre 1944
Le matin arrivée du G.M.C. « Bazar Mobile » de mademoiselle Doucieux qui vend à tous quelques bricoles de toilette etc …
A 1 » » h le lieutenant Maitre nous apporte l’ordre verbal de pousser sur le col du Bonhomme pour attirer l’attention et le feu afin de faciliter le travail du 3e RSA qui est au Bonhomme (village) % écrit n° 109.
Le 2éme peloton part en direction du col par la route Plainfaing, Les Auvernelle, Barasson, Le Haut Barasson 15h 45.
Il arrive à proximité du col à pied car la route est mauvaise et minée. Les mortiers tombent. Le peloton, après cette prise de contact, revient s’installer au Haut Barasson pour la nuit.
Le 1er peloton reconnaît une piste au Nord de la route du Bonhomme. Elle est barrée à 200m à l’Est de l’auberge 16h 20. Ces abatis ne sont pas minés mais le lieutenant Demerson recherche un itinéraire plus au Nord 16h35. La nuit tombe on reprendra cela demain matin.
 
10 décembre 1944 (suite)
Le 3 ème peloton au Rudlin est arrosé. Le lieutenant Breuil et Martinez sont blessés aux jambes et évacués. Bruono du 1er peloton blessé accidentellement.
 
11 décembre 1944
L’ordre n°24 fait reprendre le même travail que hier, Panel travaillera à pied car la neige est tombée cette nuit. 8h 20 il pousse quand même en fin de matinée 2 A.M. qui au même emplacement que hier sont stoppées par mortiers, canon automoteurs et armes automatiques 10h 30. Une patrouille à pied est envoyée sur la droite reconnaître la piste du « Tacot » mais est stoppée par deux armes automatiques et des abatis pendant que le reste du peloton est soumis à un violent bombardement 12h. Le 2 ème peloton reçoit l’ordre de s’engager plus avant mais de faire du volume pour remplir la mission par rapport au 3e RSA 13h. Néanmoins le bombardement continue et des infiltrations dans les bois au Nord et au Sud obligent le peloton à se replier. Haddad Mansour blessé dans le dos. 13h 45. A la tombée de la nuit la situation n’ayant pas changé le 2ème peloton reprend son cantonnement de la veille.
 
Le 1 er peloton a continué ses reconnaissances pistés au Nord, en essayant de prendre la liaison avec le 3e RSA. Il enlève les abatis de la veille . 10h 00 . Il cherche d’autres itinéraires. 12h00 où il est partout stoppé pour différentes raisons : abatis, marécages, essence. Les habitants signalent aussi toutes les pistes barrées 14h 10.
Le peloton devra rentrer pour la nuit.
Le lieutenant Grandclaude a recherché un P.C. pour l’escadron mais par suite des événements et de l’arrivée des P.C. du colonel et même de la division , les bureaux ne sont transférés qu’à Plainfaing à côté de la poste.
Liaison prise le soir sous la pluie par le Dauphin au village du Bonhomme avec le 3e RSA, commandant Mauche
 
12 décembre 1944
Dès 8h 30 la préparation d’artillerie des M8 prévue à l’ordre n° 25 commence. Elle sera très précise, des dires même du colonel. Le P.C. rejoint le Haut-Barancon et chausse les bottes du 2ème peloton qui lui reçoit la mission de prendre le col du Bonhomme par l’ancienne route qu’il a reconnu depuis 2 jours.
Aidé par la compagnie Raymond des F.F.I. il progresse sur son axe jusqu’à 200m du col avec réaction faible de mortiers. 19h 20. Un brouillard froid et humide descend sur les crêtes. Panel en profite pour progresser prudemment. Des mines antipersonnel sont trouvées sur la route. Le M8 d’Argy passe en tête. L’ennemi se découvre : bazookas, armes automatiques qui arrêtent la progression. Le M8 et celui du 3 ème peloton monté en renfort tirent sur les casemates, des infiltrations boches arrêtent les F.F.I. et menacent les arrières du peloton 12h 15. La section F.F.I. est poussée au Nord du col pour prendre la liaison avec le 3e RSA est elle même arrêtée 12h 35. Des renforts à pied et A.M. du 3 ème peloton sont poussés sur l’axe 13h 00.
Au même instant un message arrive « France (le col) est pris », effet grâce au tir des obusiers, des 37, des mitrailleuses, une accalmie dans les tirs ennemis s’est produite. En profitant, Le capitaine toujours sur les lieux a fait charger le 2 ème peloton char en tête, A.M. derrière etc … et … le col a été atteint. Des boches affolés par nos tirs se rendent. Malheureusement à quelques secondes d’intervalle deux Jeep reçoivent chacun un minen. Martinez et un adjudant du 7e Chasseur sont tués. Un sous-lieutenant du 7e Chasseur venu prendre des ordres et les occupants des jeeps, brigadier chef Fevot, spahi Gaillet, sont blessés et redescendus. Quelques blessés légers.
La mission n’est pas terminée, en direction de Louchbach des abatis gênent pour prendre liaison avec le 3e RSA, la section F.F.I. ne donne plus de nouvelles, maréchal des logis Pate et sa patrouille sont arrêtés par des feux venant de la maison forestière du général Bataille.
Le peloton Panel et les éléments de renfort F.F.I. et 3 ème peloton s’installent pour la nuit. Les boches de la région nord viennent se rendre, 9 prisonniers dont un sous-officier qui est redescendu immédiatement. 3 autres suivent 20h 30.
 
13 décembre 1944
Nuit calme et chute de neige, nous continuons notre mission d’hier % n°26.
Une patrouille du 3e RSA vient prendre la liaison par la maison forestière du général Bataille 8h 30, puis c’est le commandant Mauche qui arrive lui même avec des renseignements sur son régiment 9h 50.
Le froid est rude, nombreux pieds gelés, surtout chez les F.F.I, mal chaussés et fatigués.
Le peloton Camatte s’attaque aux abatis sur la route nationale en direction de la cote 894 protégé à droite et à gauche par des F.F.I. jusqu’à ce que son char saute sur une mine.
Le peloton Panel lui enlève aussi des abatis sur la route de crêtes en direction de Louchbach. Il fait 3 prisonniers 11h 15.
Une patrouille à pied envoyée reconnaître devant les abatis prend le contact. Le spahi Guilloux qui devait partir le lendemain en permission est tué. Le peloton est soumis à des tirs d’armes automatiques venant des casemates et de mortiers.
A l’Ouest une compagnie de F.F.I. sous les ordres du capitaine Castel, progressant vers 1009 est aussi arrêtée par des barbelés des tranchées et des mines anti personnel 15h 15.
A la tombée de la nuit tout le monde vient se cercler autour de l’auberge du Bonhomme et de l’antenne douane où le P.C. a rejoint. Les A.M. garderont les routes et les fantassins les intervalles.
L’aspirant Coustillière, le maréchal des logis Peyrouse, brigadier Robert et le spahi Vohl sont cités à l’ordre du corps d’armée
 
14 décembre 1944
Une patrouille boche est venue nous tâter vers 5 heure du matin et s’est repliée après le déclenchement des feux. Malgré la fatigue croissante et le froid (nombreux pieds gelés chez les F.F.I.) en exécution de l’ordre n) 827 la progression reprend. Sous les abatis sont trouvées des mines indétectables en caoutchouc avec bouchon de verre. Il faut balayer la neige devant les blindés et l’avance est très lente. Les éléments à pied progressent jusqu’aux abords de la côte 894 où ils sont de nouveau arrêtés 10h 00.
Camora et une Alsacienne
La tentative de récupération du M8 du 3ème peloton n’ayant pas réussi hier soir, le dépannage est envoyé pour dégager la chenille qui est prise dans les galets.
Des tireurs isolés s’approchent et tirent sur le 3ème peloton. Camora est blessé légèrement à la tête 12h 30. Partout les snippers se dévoilent, 3 blessés F.F.I., 1 blessé du génie, 4 évacués pour pieds gelés. Même si 894 est prise, on ne pourra s’y tenir 13h 05.
Le brigadier-chef Bovin saute sur une mine 14h 15
Avant la nuit, le même dispositif que la veille est repris.

15 décembre 1944
Mêmes opérations que la veille, mêmes ennuis. Une grosse attaque est montée et le dispositif se met en place pour le lendemain. Toute la nuit de l’artillerie défile au col en direction du village du bonhomme. Les engagés Parisse, Houot, Babel sont affectés à l’escadron.

16 décembre 1944
 
Le peloton Panel descend au repos à Haut Barançon, c’est le 1er peloton qui le remplace sur l’axe avec la même mission. A notre droite le groupement Castel avec une compagnie de tirailleurs et après préparation d’artillerie attaque 1009 qui sera pris dans la soirée.
 
Camatte envoie une patrouille à pied jusqu’à son char, sans réaction pendant que le 1er peloton enlève les abatis sur la route des crêtes. Comme le calme règne le 3ème peloton reconnaît et démine (30e de mines en plastique) un chemin de terre reliant la route nationale et la route des crêtes.
 
La compagnie F.F.I. progresse jusqu’à 894 inoccupé et revient au carrefour du chemin de terre s’installer avec une A.M. du 2ème peloton pour la nuit. Des patrouilles circuleront toute la nuit.


 
 

 
 
 
17 décembre 1944
Le 2ème peloton remonte relever le 3ème et reçoit la mission de progresser en direction du col de Louchbach. Il emprunte le chemin de terre reconnu la veille, nettoie le carrefour d’une vache crevée et pour aller plus vite la section du génie ne travaillera qu‘au centre de la route juste pour le passage des voitures 10h. Au carrefour 800 m sud une douzaine de mines plastiques sont découvertes. Pendant qu’on les enlève le capitaine et Panel à pied progressent sur la route des crêtes où ils remarquent des tracent de véhicules hippomobiles. C’est l’itinéraire de repli des boches et nos A.M. pourront foncer. C’est ce qu’elles font en chargeant les F.F.I. 10h 30. Rien ne se passe jusqu’à la crête précédant le col. Les A.M. stoppent et les F.F.I. progressent à pied. Les blindés les rejoignent arrosant un peu l’hôtel et ses abords sans réaction. La descente sur le col continue jusqu’au moment où l’A.M. de tête saute sur une mine et s’engage sur une deuxième que le capitaine enlèvera lui-même. Dégâts matériels. Les F.F.I. progressent mais lentement aussi l’adjudant Godard avec les éléments à pied du peloton sous la protection de l’A.M. est chargé d’effectuer un mouvement tournant vers l’Ouest. A son approche les boches se sauvent en direction du Sud. Les véhicules doublent la voiture immobilisée et à 14h 40 arrivent au col. Le peloton s’y installe défensivement avec les F.F.I. et le 1er peloton qui est poussé jusque là.
La liaison est recherchée vers la ferme de La Maze avec le 3 ème RSA et est prise à 16h. A 16h 30 le 1 er escadron dépasse le col en direction du Lac Blanc mais il sera obligé lui aussi de venir coucher à Louchbach

18 décembre 1944
Le peloton Demerson prend à son compte la mission de l’escadron qui est de continuer la progression au Sud de Louchbach par la route des bois % n°28. Il est arrêté par des abatis. Le 2ème peloton à pied reconnaîtra la route des Crêtes jusqu’à Gazon du Faing et au retour prendra la liaison avec le 1 er escadron.

19 décembre 1944
% n°29.  Le 1er peloton enlève ses abatis à hauteur de la ferme de Louchbach et le 2 ème répare le passage du ruisseau le Ruhlock. Le lieutenant Panel reconnaît la route du Rudlin coupée par un entonnoir qui empêchera le passage de l’escadron groupé à Louchbach
Le P.C. reviendra passer la nuit au Bonhomme.

20 décembre 1944
En raison de % n° 30 Demerson groupe les véhicules que le froid n’a pas endommagé et reprend la progression vers Gazon Martin (ndr : Gazon-Saint-Martin ou Voisin-de-Feste) de concert avec le peloton Panel. Il est arrêté comme la veille. Une patrouille à pied qui continue prend contact à hauteur du Talet. Les éléments blindés arrivent et font 6 prisonniers sortis des casemates 11h 10.
La marche reprend 14h mais stoppera à hauteur des fermes de Gazon Martin (ndr : Gazon-Saint-Martin ou Voisin-de-Feste) par suite de nombreux abatis sur le pont à 200 m ouest de la ferme 14h 50. Il est difficile de les enlever. La nuit tombe, la piste est mauvaise, les boches s’infiltrent. Les véhicules reculent quant l’A.M. suivant le char de tête s’enfonce et dérape bouchant la piste au M8. Les tireurs continuent à harceler et il faut de toute urgence envoyer du Louchbach un 2 ème M8 qui viendra sortir les véhicules en difficulté et permettra leur retour au col pour la nuit.

21 décembre 1944
C’est le 2ème peloton qui reprendra le même itinéraire % n°30. Il est au premier carrefour à 9h 50, continue malgré son char en panne 10h 50 et arrive à hauteur des casemates de la veille à 11h 20. Le contact est pris et vers midi 2 prisonniers signalent une ligne de défense continue allant de 1084 à Gazon Martin, 12h 15. La compagnie Reymond se déploie en éventail devant le peloton qui continue à enlever les abatis. Ceux-ci sont nombreux et le travail est gêné par 1m 50 de neige. Il y a même un instant de découragement. Un itinéraire à pied est recherché pour arriver aux deux fermes. C’est un chantier muletier où le lieutenant Saint Olive enlisera un char de son peloton qui vient d’arriver à une cinquantaine de mètres de son point de départ. Les éléments à pied sur les fermes mais sont arrêtés à la lisière des bois par des armes automatiques. Seule une patrouille en s’infiltrant arrive à la première maison où s’installe car elle est libre 16h. C’est un succès et une section sera envoyé pour la soutenir, malheureusement dès le débouché les boches tirent, le chef de section est blessé et le repli ordonné même aux éléments de la maison qui sont bien encadrés et menacés. Ils sont obligés de revenir en traversant la clairière. Véritable glacis où ils subissent des pertes.
Rentrée au col du Louchbach.

22 décembre 1944
L’escadron permute avec le 3 ème. Dès le matin avec beaucoup de mal (véhicules gelant au fur et à mesure que l’on met de l’eau tiède) les 1er et 3ème peloton sont envoyés à Retournemer, le 2 ème peloton et le PH sont groupés au col du Bonhomme pour rendre les honneurs au général Catroux de passage et rejoignent vers 13h. L’échelon est laissé à Fraize avec les véhicules indisponibles. Les 1 er et 2 ème peloton ne pouvant se loger sont envoyés à Gérardmer et le P.C. s’installe à l’école de Retournemer.

23 décembre 1944
Le travail consiste à envoyer journellement une patrouille A.M. sur la route de la Bresse jusqu’à Le Note avec pour mission de prendre liaison avec le P.C. de Tirailleurs et du groupement Segonzag situés sur son passage. C’est le 3ème peloton qui marche aujourd’hui.

24 décembre 1944
Veillée de Noël et réveillon avec l’ordinaire amélioré (un poulet pour 4 ou 5).
Les spahis Bonnaure, Maire Noël et Zerouki sont cités à l’ordre du régiment.

25 décembre 1944
L’échelon rejoint Gérardmer et s’installe au garage Citroën

31 décembre 1944
Le P.C. et le 3 ème peloton rejoignent les autres pelotons à Gérardmer. P.C. chez M. Garnier.
Le 1er peloton continuera la patrouille journalière en partant de Gérardmer.
Le 27, le lieutenant Grandclaude, l’aspirant Camatte, le maréchal des logis Pate et le brigadier-chef Gambette ont été cités à l’ordre de la division. Sont cités à l’ordre du régiment le maréchal des logis chef Michelet, les brigadiers Hauville et Grosjean, les spahis Navarre et Vincenti.

1er janvier 1945
Distribution de colis, lainages et douceurs provenant du service social du régiment.

4 janvier 1945
L’escadron sauf l’échelon, fait mouvement à 14h pour Faverelle dans la région de Provencheres où il s’installe dans la soirée.

5 janvier 1945
Le peloton d’échelon rejoint Faverelle

6 janvier 1945
A 10h % particulier n° 212, l’escadron s’ébranle pour Gérardmer, Remiremont, Plombière, Luxeuil (ndr : Luxeuil-les-bains), Lure, Coisevaux. Ce village étant trop petit le cantonnement sera fait rapidement à Champey avec le 4e escadron.

7 janvier 1945
Installation à Champey, le régiment est en « réserve d’armée » et enverra ses véhicules en révision à la 664/2 compagnie de réparation à Sochaux. L’adjudant-chef Godard et l’adjudant Lallemend sont « nouvellement promus » ainsi que le maréchal des logis des logis Boivin.

9 janvier 1945
26 s/officiers et spahis sont affectés à l’escadron venant du 4 ème Cuirassés dissout ainsi que 2 spahis de l’EHR. Masson au contraire passe à l’EHR.

12 janvier 1945
Revue d’armes en vue de leur envoi à Sochaux. Un brigadier muté à l’EHR.

15 janvier 1945
Le sous-lieutenant Panel et le maréchal des logis Deu sont cités à l’ordre du corps d’armée ; Cerezuelli, Cilli et Belaid à % de la division

20 janvier 1945
En exécution de l’ordre n°118 le peloton Panel aidé par les autres pelotons pour son complément en véhicules passe aux ordres du capitaine de Baulny et va se cantonner à Saint Amé.
L’Half Trak P.C. est mis à la disposition de la 10 DI à Vecoux.

24 janvier 1945
% n°119 qui ne sera exécuté que le ….

26 janvier 1945
% du colonel Chabot. A 17h sous une véritable tempête de neige, l’escadron s’ébranle pour Héricourt – Belfort - Rougemont Le Château – Les Evaux – Dolleren où il cantonne.
Le lieutenant Granclaude reste à Champey avec les équipages des véhicules en révision.

27 janvier 1945
Installation de l’escadron et établissement du plan de feux % n°34.

29 janvier 1945
Le détachement restant serre sur le service auto et s’installe à Couthenants % n°112.

31 janvier 1945
Le spahi Agnes est cité à l’ordre du corps d’armée à titre posthume.
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