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19 08 1926 - rapport opérations 9-18 août

Témoignages > Carrière militaire- E. Coustillière-1900-1937
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Rapport d'opérations du 9 au 18 août 1926
 
  
La première partie des opérations contre le Makran-Nord terminée avec succès, les troupes prirent à Mezrour un repos bien gagné, rendu plus agréable encore par l'abondance et la qualité de l'eau dont la pureté était particulièrement appréciable.
 
Grâce aux aménagements faits par le Génie, et surtout grâce aux mesures d'ordre prises, la source de Mezrour suffit amplement à tous les besoins de cette masse considérable d'hommes et d'animaux.
 
Un convoi escorté d'AMC étant venu le 8 ravitailler les trains et les convois, la journée du 9 fut consacrée aux préparatifs de départ, le but étant cette fois Chaaba, chef-lieu du Makran Nord et centre des futures opérations.  
 
Pour pouvoir parcourir et mettre à la raison le Ouadi Lioua puis les villages du Makran-Est, le général Andréa avait en effet décidé de constituer à Chaaba une base secondaire où sa colonne pourrait se réapprovisionner.  Deux phases distinctes devaient donc se succéder :
 

1) ouverture de la route

2) navette de convois pour amener à Chaaba les denrées et munitions nécessaires.



Pour des raisons de sécurité tant qu'en considération de la difficulté du terrain, le général avait décidé de ne pas employer la route directe qui passe par Atil et Sélim, mais bien celle que nous avons suivie au printemps en revenant du nord par Mejdel, Kafer Leha, Mourdouk, dont le profil est moins accidenté, le sol meilleur et surtout, qui se déroule à travers un terrain moins couvert, moins favorable aux attaques à courte distance.
 
 
  • Le 8 au soir, l'escadron Bouvet va coucher à Medjel, où il passe la nuit sans incident, alors que quelques rôdeurs viennent au milieu de la nuit tirer de très loin quelques coups sur le camp de la colonne avec une mitraillette Mouime, qu'ils ne mettent d'ailleurs jamais en ligne, sans doute de peur de se la faire prendre.

  
  • Le 9 à l'aube, la colonne se met en marche et arrive à Mejdel, la population est présente, et a versé une partie de ses amendes : les notables saluent à son passage le général qui leur donne ses ordres.  Jusqu'à Kafer Leha, aucun incident ; ici aussi, les habitants sont venus sur la piste assurer le général de leurs bons sentiments, un détachement de garde mobile fait verser fusils et amendes.
 

Pourtant, un parti ennemi, d'une centaine d'hommes est signalé au nord et à l'est de la piste et commence à tirer sur l'avant-garde.  A ce moment, toute la colonne part à gauche pour se porter sur Rimet el Fokhour où elle campera ; l'ennemi dérouté se replie dans la même direction, se répartissant au nord et au sud du village sur un très grand front, harcelant l'avant-garde et la flanc-garde de droite, tirant pendant l'installation au bivouac et ne cessant que passé midi.
 
Nos pertes sont minimes : un tué et quelques blessés, et nous savons, par les habitants eux-mêmes, que des coups heureux ont éprouvé les rebelles qui étaient commandés par Mohammed Izeddim, Halabi, de Lahété et Jaher Chalghine de Jureïn.  Le bivouac est bon, l'eau abondante.
 
 
Dans l'après-midi, Rimet el Fokhour dont est originaire le cheik religieux Mahmoud Abou Fakher, qui nous accompagne, verse la majeure partie de ses armes et de son amende.  Néanmoins, comme il a eu jusqu'ici, très mauvaise attitude, des otages sont pris qui resteront avec nous jusqu'à ce qu'il se soit entièrement acquitté.  Des sanctions sont prises contre les biens des gens qui sont avec les bandes.  La nuit est tout à fait calme.
 
 

Itinéraire de la patrouille du 9 au 18 août 1926

A l'aube, le bivouac est rompu, et la colonne reprend le chemin de Kafer Leha, où elle rejoindra la piste de Chaaba.  
 
L'arrière-garde a à peine quitté le village, qu'on voit distinctement au nord et au sud de celui-ci, au sud surtout, les crêtes se garnir d'ennemis qui gagnent les jardins et les murettes d'où ils tirent en nous causant quelques pertes.  On voit également les rebelles pénétrer dans Rimet el Fokhour, et nous saurons qu'ils y ont malmené les habitants, dont ils ont tué un au cours de leur fusillade désordonnée.  C’étaient les bandes de Naïef Nasser de Nej Rom, et de Feudi Abou Fakher de Rimet el Fokhour, composées des gens originaires de ces deux villages ainsi que de Jureïn et de Loubeïn.
 

La colonne poursuit sa route.  Les gardes mobiles qui la précèdent de très loin ont signalé que Breïké (à l'ouest de la piste) et Mourdouk sont vides d'ennemis.
 
Pourtant, en arrivant à hauteur du premier, l'avant-garde est en butte à un violent feu de mousqueterie et il lui faut livrer un véritable petit combat pour s'emparer du village et assurer le débouché à l'abri duquel s'écoulera le convoi.  C'est que nous voici à nouveau en bordure du Leja, riche en surprises et les rebelles ont pu se dissimuler facilement dans ces multiples grottes, rochers et ravines.
 
 
A droite, quelques groupes se montrent sur les hauteurs entre Sélim et Mourdouk, mais sont facilement dispersés par la flanc-garde.  Les habitants de Mourdouk sont présents, et nous saurons que leur Bey, Haïd Amer, qui fut chef de bande et n'est pas encore soumis, s'est opposé énergiquement, la nuit précédente, à ce que ses anciens camarades n'occupent ni son village, ni ses abords.
 
 
Déjà les gardes mobiles sont entrés à Chaaba qu'ils ont occupés sans rencontrer de résistance. La colonne y arrive et s'installe sur ses anciens emplacements. Cette fois la population est présente et avec elle douze chefs des villages voisins attendent le général.
 
Celui-ci les reçoit immédiatement, fait l'historique des événements qui se sont déroulés depuis notre passage, leur reproche leur duplicité et donne les ordres les plus fermes pour que les armes et les amendes soient immédiatement versées.
 

L'effet produit est considérable, chacun rentre chez soi en sentant que quelque chose est changée, que le temps des discussions est passé et qu'il n'y a plus qu'à se soumettre avant que la colonne ne passe.
 
De suite, Tahal Pacha Amer et Negib Bey Amer essayent d'obtenir la grâce du chef religieux Ahmed El Hajjari qui est paraît-il dans le voisinage, et celle de leurs cousins Haïd Amer et Ali Amer, chefs de bandes renommés.
 
Avocats de mauvaises causes, ils accumulent contre-vérités sur inexactitudes, le général est inébranlable et exigent que les coupables se soumettent sans condition.
 
On sent que cheikh Mahmoud Abou Fakher qui sait toute la gravité des fautes commises par son confrère voudrait épargner à celui-ci, et partant à la caste religieuse, l'humiliation d'une amende publique afin qu'elle sorte de l'aventure grandie aux yeux de leurs ouailles.
 
 
De même, Tahal Pacha et Negib Bey oubliant leurs craintes et leurs rancunes, essaient d'éviter que des Amer soient punis afin de pouvoir nier plus tard, même contre toutes évidences, leur participation à la révolte, et de paraître aux yeux du peuple qu'ils ont entraîné, tellement puissants seigneurs que le gouvernement, trop heureux de leur soumission, n'ose leur appliquer de sanctions.
 
La tâche sera ardue et le travail politique difficile dans ce Makran qui, par le Ouadi Lioua, est en contact avec Damas. Moins farouches que les gens du Sud, ceux du Nord sont beaucoup plus retords, ils invoquent tous les prétextes, ne reculent devant aucun mensonge, ne sont sensibles à aucun refus, et reviennent sans cesse à la charge pour tenter d'échapper aux sanctions infligées, ou y faire apporter une atténuation.
 

    • Le 12 août, le lieutenant Turki Amer part avec l'escadron druze à Bteïné. Le chef de bande Ali Amer qu'il voulait arrêter prend la fuite, mais son second, Mourdouk Amer se rend et se soumet.
 

    • Le 13 août lorsqu'ils ont vu que le général Andréa ne cède pas à leurs interventions en faveur de Ahmed et Hajjari, Negib Bey Amer et Cheikh Mahmoud Abou Fakher se décident à aller le chercher : il vient à Chaaba et fait sa soumission. A en croire ses amis et ses ouailles, celle-ci doit avoir une grande répercussion dans le Djebel.
 
 
Mais n'en seraient-ils pas des chefs religieux druzes comme des chefs religieux musulmans ? Suivis avec enthousiasme, puissants, quand ils marchent contre nous, ils sont abandonnés et sans influence quand ils se rallient à notre cause. Les événements seuls permettront de conclure.
 

    • Le 14 août, les troupes reposées sont échelonnées le long de la route que suivront les convois : un bataillon à Chaaba, un à Mourdouk, un à Kafer Léha, un à Medjel. L'escadron druze à Breïké. Un groupe mobile de deux bataillons campe à Kafer Léha. L'artillerie et la cavalerie sont réparties entre ces différents éléments.
 

Dans la soirée du 14, Haïd Amer se décide à faire sa soumission et se rend au général Andréa à Chaaba. Robuste plutôt blond que brun, cet homme a l'œil méchant. Il se répand en protestations d'amitiés pour la France, à l'en croire il n'a rien fait de mal et a suivi les révolutionnaires pour sauver sa famille. Les mensonges tombent de sa bouche comme une pluie : il a simplement supprimé dans sa vie l'an 1925-26 et ce qui s'y rapporte, la révolte et toutes ces incursions, à lui, dans la Ghouta, l'Herman, etc. et même la bataille de Soueida où il fut blessé en avril dernier. Il s'étonne après cela que nous ne le considérions pas comme le meilleur de nos amis et manifestions la volonté de nous priver de sa compagnie quelques temps en l'envoyant loin du Djebel druze.
 

    • Le 15 août, journée particulièrement calme au point de vue politique. Les Amer continuent auprès du général leur démarches et leurs vaines supplications. Haid Amer demande et obtient l'autorisation de se rendre à son village chercher des effets et régler quelques affaires. Nous devons l'y prendre demain matin au passage. Il a donné sa parole d'être présent.
 
 
Le convoi militaire arrive sans incident, mais doit être déchargé au bas de Chaaba , les rues du village ne résistent pas au passage des véhicules lourds sous le poids desquels s'effondrent les caniveaux dont la plupart datent de l'époque romaine.
 

    • Le 16 au matin, avec le convoi qui descend à vide, le général Andréa gagne en automobile Soueida où aura lieu, le 17, l'inauguration du chemin de fer de 0,60m qui va de Gozalé à Soueida.

A Mourdouk, nous ne trouvons pas Haïd Amer, mais son fils qui nous dit que son père recherche ses chameaux dans la montagne...  du moins le jeune homme nous servira-t-il de garant, et nous l'emmenons avec nous dans la camionnette qui transporte les notables qui représenteront le Makran nord à la cérémonie du 17.

 
En arrivant à Soueida, nous y trouvons Ahmed el Ajiri, le chef religieux, qui lui, a été fidèle à sa parole.
 
Dans la journée, l'escadron Bouvet rejoint, après que le convoi vide s'est écoulé sans incident.  Il a sur son passage, parfait le travail des jours précédents, visité les villages de Sélim, et d'Atil qui paient leurs amendes.  On peut dire que la zone entre Soueida et Chaaba est quitte avec le gouvernement.
 

Dans la soirée, arrive à Soueida le 31ème escadron de la Garde Mobile (2ème Druze) du capitaine Désidéri, venant de Salkhad.  C'est lui qui a mis en fuite le 10 août, près de Hout, la bande de Sultan, commandée par celui-ci en personne, qui dut prendre la fuite, blessé à la main, perdant ses papiers personnels et abandonnant sur le terrain 5 cadavres de bandits.
 
 
Tous ces cavaliers druzes viennent saluer le Haut-Commissaire et le général, commandant supérieur des troupes du Levant qui inaugureront, le lendemain, la voie de 0,60.
 

    • Le 17 août au matin, Haïd Amer nous rejoint... il a dû, dit-il, passer un jour à rechercher son bétail et à mettre sa famille et ses biens en lieu sûr.
  
Le cortège officiel doit arriver à 10h30, par le petit chemin de fer.  La ville de Soueida a pris un air de fête et est pavoisée de drapeaux tricolores, décorés de verdure comme aux plus beaux jours des temps heureux qui ont précédé la révolte.
 
Les notables et la population se pressent vers les terminus du chemin de fer, dans la vallée au sud de la localité.
 
 
Dès 9H du matin, les troupes sont en place ayant à leur tête le glorieux drapeau du 16ème régiment de tirailleurs tunisiens qui porte la croix et la fourragère rouge. Les nécessités de service n'ont permis qu'à un seul escadron de spahis d'assister à cette parade militaire, mais les quatre escadrons druzes sont là et forment une masse imposante dans laquelle règne un ordre parfait.
 
Ces hommes dont beaucoup étaient encore il y a quelques jours dans les bandes rebelles ont indubitablement un instinct militaire. Leur valeur guerrière –qu'elle s'exerce contre nous ou pour nous– est établie de façon indiscutable, mais ils apportent un amour propre extraordinaire à avoir des allures de troupes régulières, ils se mettent d'eux-mêmes "dans le rang". On sent qu'ils ne veulent pas avoir l'air d'une horde. Nous les avons vu s'exercer seuls loin de tous regards au maniement des armes pour pouvoir rendre correctement les honneurs.


Itinéraire du chemin de fer inauguré le 17 août 1926

A 9H30 très exactement le train officiel fait son entrée dans la gare de Soueida, représentée pour la circonstance par une charpente construite au-dessus de la petite voie et toute décorée de drapeaux.

 
D'un joli wagon jaune qui a l'air de sortir d'une boîte de jouets pour enfants riches, descendent Mr de Riffye, Haut-commissaire P.I. et le général Gamelin, commandant supérieur des troupes du Levant et leur suite.

 
Immédiatement ils passent en revue les troupes et ne cachent pas leur heureuse surprise à l'aspect des quatre beaux escadrons druzes. Puis le général Gamelin remet la croix de guerre avec palme au lieutenant-colonel chef du Génie de l'Armée (qui a étudié lui-même le tracé de la voie et en a dirigé personnellement la construction à travers un pays encore insoumis) et à l'un de ses officiers.

 
Il remet ensuite au 2ième escadron druze (Capitaine Désidéri) la Croix de guerre qu'il attachera à son fanion, car il le cite à l'ordre de la division pour son fait d'armes du 10 août contre Sultan.
 
La cérémonie militaire se termine par un défilé militaire tout à fait réussi, les escadrons druzes au galop, passent devant nous dans un ordre parfait.
 

 
C'est alors que devant tous les chefs et notables qui se pressent autour de nous, le général Andréa adresse aux hautes autorités venues présider la cérémonie, un discours qui traduit l'émotion et la joie ressentie par tous ceux qui comprennent le sens et la portée du geste que constitue la construction du chemin de fer qui relie Soueida à Kharhet Ghazalé.

  
Monsieur le Haut-commissaire P.I. répond en insistant sur les arguments mêmes du général, qu'il remercie en termes impressionnants de l'œuvre militaire et de l'œuvre politique qu'il a mené à bien au Djebel druze. "Vous n'aviez pas encore terminé votre marche victorieuse à travers le pays, dit-il en substance, que déjà vous vous occupiez d'y rétablir la vie normale, de le pousser dans la voie du travail réparateur des maux causés par la guerre. Par vos victoires vous avez procuré un nouveau lustre à nos armes et par vos qualités de générosité, de modération après le combat vous êtes resté dans la vraie tradition de la France dont le génie est tout entier fait de mesure, de libéralisme. Autour de vous règnent la tranquillité et la confiance.
C'est pour cela qu'à vous et à vos collaborateurs je dis du fond du coeur : merci."

  
Les automobiles emportent le monde officiel vers la citadelle dont les travaux de reconstruction sont vivement menés, vers le cimetière où dorment les bons ouvriers de l'œuvre française à qui le sort des batailles a été fatal, et devant leurs tombes, nos visiteurs s'inclinent.
 
Puis le cortège redescend à Soueida où Monsieur le Haut-commissaire et le général commandant-supérieur reçoivent les officiers de la garnison et les notables indigènes.  A ces derniers, Monsieur de Riffye renouvelle ses recommandations : "fermez vos oreilles aux discours des fauteurs de troubles. Travaillez en paix.  Obéissez au général Andréa, et surtout ayez confiance en lui puisque votre bonne chance a voulu que vous l'ayez comme gouverneur."
 

La satisfaction brille sur tous les visages au moment où un déjeuner intime réunit à la table du général Andréa les hautes autorités et leur suite et quelques officiers supérieurs de la garnison.
 
A 13h30, les automobiles prennent le chemin de Ghazalé où attend le train du Haut-commissaire, la fête est terminée, une page importante est écrite dans l'histoire du Djebel druze pacifié, en marche vers sa rénovation.
 

    • Le 19, les escadrons druzes rejoindront leurs postes tandis que nous regagnerons Chaaba, d'où bientôt la colonne reprendra sa marche vers l' Ouadi Lioua.

Signé : le chef du S.R. colonne – E. Coustillière

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ANNEXE
COMMANDEMENT DES Troupes .                                                      Soueïda, le 17 août 1926
Djebel druze - HAURAN  .
-------------------------------------------
Service des Renseignements
        de la Colonne
       -------------------
      N° 675/T.O.
                                              Amendes Or et Fusils récupérés à la date du 15/8/26
                                                          
Livres latines : 9.347  (Neuf mille trois cent quarante sept)
                                                        
FUSILS :
           PA. BOSRA                                                     1.368
           P.A. DAMAS                                                       800
           P.A. GHAZALE                                                   150
           Magasin SALKHAD                                             200
           Magasin SOUEIDA                                              788
           29ème Escadron druse                                        128
           31ème Escadron druse                                        150
           35ème Escadron druse                                        120
           36ème Escadron druse                                          82
           17ème Escadron Hauranais                                   43
                                                                                  --------------
                                                          TOTAL:            3.849      (Trois mille huit cent quarante nNeuf)
------------------------------------------------------------------------------------------
CARTOUCHES     de provenances différentes récupérées :  170.000 environ.
                           dans les Escadrons              55.000
                           employées dans les
                           différents combats:               38.000
                                                                      -----------
                                              TOTAL :           93.000                                      93.000
                       Restent en magasin                                                                    77.000

MATERIEL appartenant à l'Armée récupéré dans les différents villages .
                       5  chevaux                                                                  12 Mitrailleuses HOTCHKISS
                                                                                                         1 Mitrailleuse LEWIS
                       14 mulets                                                                     8 F.M.  1915
                                                                                                         2 F.M.  24                     
                       32 arabas                                                                    1 Jumelle Barr es Stroud
                                                                                                         1 Jumelle Boch et Long
                       875 tôles ondulées                                                       1 Jumelle Binoculaire
                       850 pêtards mélinite
                       20 Kls poudre en lamelle                                                                      
                       40 madriers

L'Officier S.R. : Eugène Coustillière

Pour suivre l'avancée de la colonne : voir le rapport suivant - du 24 au 30 août 1926

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