Situation en Cilicie
Témoignages > Carrière militaire- E. Coustillière-1900-1937
La situation en Cilicie entre 1919 et 1930
Depuis novembre 1916, la Légion d'Orient, constituée d'Arméniens et de réfugiés syriens, est le pivot de la défense militaire de la zone sous mandat français, contre les Allemands alliés aux Turcs, puis contre les Turcs.
En octobre 1918, les Britanniques profitant de l'absence de détermination française à exercer ses responsabilités, s'attribuent un rôle de direction politique et militaire dans l'ensemble des zones ayant fait l'objet des accords Sykes-Picot .
En début 1919, lord Allenby, juge la situation précaire, compte tenu des insuffisances françaises en matière de capacités militaires. Il place les troupes françaises en Cilicie, commandées par le général Hamelin, sous le commandement britannique du général commandant le 21ème Corps. C'est à ce moment qu'Allenby nomme administrateur provisoire sous l'autorité du Sultan, le colonel Brémond qui vient de débarquer à Beyrouth avec un ordre de mission de son gouvernement le nommant administrateur en chef en Arménie,. Les autorités françaises, et plus particulièrement Clémenceau, ne réagissent pas.
Le colonel Brémond doit s'accommoder de cette situation, il embarque sur le Lavoisier et se rend à Mersine, où il arrive le 30 janvier 1919, et à Adana le lendemain. Son premier acte est d'adjoindre au moutessarif (préfet) de chaque sandjak un officier français pour veiller à la sécurité des troupes alliées et contrôler la gestion financière.
Le 10 août 1920, le traité de Sèvres reconnaît officiellement l'indépendance de l'Arménie, qui devient un État viable s'étendant sur 70 000 kilomètres carrés environ. Par ailleurs, un foyer national arménien est créé en Cilicie sous protectorat français.
C'était sans compter avec la renaissance du nationalisme turc conduit par le général Mustafa Kemal. Le 20 octobre 1921, suite à l'accord d'Angora entre la France et la Turquie kémaliste (accord dit de Franklin-Bouillon), l'armée française évacue la Cilicie.
En octobre 1918, les Britanniques profitant de l'absence de détermination française à exercer ses responsabilités, s'attribuent un rôle de direction politique et militaire dans l'ensemble des zones ayant fait l'objet des accords Sykes-Picot .
En début 1919, lord Allenby, juge la situation précaire, compte tenu des insuffisances françaises en matière de capacités militaires. Il place les troupes françaises en Cilicie, commandées par le général Hamelin, sous le commandement britannique du général commandant le 21ème Corps. C'est à ce moment qu'Allenby nomme administrateur provisoire sous l'autorité du Sultan, le colonel Brémond qui vient de débarquer à Beyrouth avec un ordre de mission de son gouvernement le nommant administrateur en chef en Arménie,. Les autorités françaises, et plus particulièrement Clémenceau, ne réagissent pas.
Le colonel Brémond doit s'accommoder de cette situation, il embarque sur le Lavoisier et se rend à Mersine, où il arrive le 30 janvier 1919, et à Adana le lendemain. Son premier acte est d'adjoindre au moutessarif (préfet) de chaque sandjak un officier français pour veiller à la sécurité des troupes alliées et contrôler la gestion financière.
Le 10 août 1920, le traité de Sèvres reconnaît officiellement l'indépendance de l'Arménie, qui devient un État viable s'étendant sur 70 000 kilomètres carrés environ. Par ailleurs, un foyer national arménien est créé en Cilicie sous protectorat français.
C'était sans compter avec la renaissance du nationalisme turc conduit par le général Mustafa Kemal. Le 20 octobre 1921, suite à l'accord d'Angora entre la France et la Turquie kémaliste (accord dit de Franklin-Bouillon), l'armée française évacue la Cilicie.