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Site de Jean-François Coustillière
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Accords Sykes-Picot

Témoignages > Carrière militaire- E. Coustillière-1900-1937
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   Les accords Sykes-Picot  en 1916 et l'évolution de la situation jusqu'en 1919


Les accords secrets conclus en 1916 entre la France et la Grande-Bretagne puis ratifiés par la Russie, organisent le partage de l'Empire ottoman, allié de l'Allemagne et de l'Autriche-Hongrie au cours de la Première Guerre mondiale.

Au Proche-Orient, cette répartition s'effectue comme suit :
- la Russie se réserve le nord-est de l'Empire, et, à l'ouest, Constantinople, la côte ouest du Bosphore, la mer de Marmara, les Dardanelles, ainsi qu'une partie de la côte d'Asie Mineure et de la mer Noire.
- la Grèce et l'Italie obtiennent, l'une une petite zone, autour de Smyrne, à l'ouest de l'Anatolie, l'autre tout le sud de l'ancienne Turquie ;
- la France s'adjuge la Cilicie et le vilayet d'Adana, la bande côtière libano-syrienne ainsi qu'une zone d'influence correspondant à l'actuelle Syrie, plus la région pétrolifère de Mossoul, que Clemenceau rétrocédera en 1918 aux Britanniques ;
- la Grande-Bretagne s'attribue l'est de la Mésopotamie, l'ouest entrant dans sa zone d'influence de même que le territoire de l'actuelle Jordanie, ces deux zones devant former un État ou une Confédération d'États arabes ;
- la Palestine, enfin, serait internationalisée, les ports de Haïfa et Saint-Jean-d'Acre revenant à la Grande-Bretagne ;

- la Grande-Bretagne s'attribue l'est de la Mésopotamie, l'ouest entrant dans sa zone d'influence de même que le territoire de l'actuelle Jordanie, ces deux zones devant former un État ou une Confédération d'États arabes ;
- la Palestine, enfin, serait internationalisée, les ports de Haïfa et Saint-Jean-d'Acre revenant à la Grande-Bretagne ;


  Les zones sous mandat français et britannique





Les accords Sykes-Picot contredisaient les engagements pris par la Grande-Bretagne auprès des Arabes mais ils permettaient aux Britanniques d'obtenir de la France son évacuation des positions qu'elle tenait en Palestine. Ces accords n'entreront que partiellement en vigueur. Les révolutionnaires soviétiques dénonceront en 1917 les engagements de leurs prédécesseurs au pouvoir. Les nationalistes turcs, conduits par Moustapha Kemal, libéreront, de 1919 à 1922, l'Anatolie de ses occupants français, italiens et grecs installés après l'armistice. Mais, pour le reste, la carte ainsi dessinée fournira le cadre des affrontements de l'entre-deux-guerres, complété par les dispositions prévues par la conférence de San Remo (avril 1920), le traité de Sèvres (août 1920) et sa ratification par la Société des nations (juillet 1922).
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